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Défi 30 jours

Conseil #19 : L’autodiscipline ou comment apprendre l’espagnol rapidement

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Bonjour les lamas ! Hooooola mis llamitas ! Je suis de retour pour un nouvel article de notre Défi – 30 conseils en 30 jours, et on va voir ensemble un élément important… Indispensable, une légende urbaine devenue réalité, un mythe inatteignable… Que je vais vous aider à atteindre ! Je vous parle bien sûr de l’autodiscipline.

Conseil #19 : L’autodiscipline ou comment apprendre l’espagnol rapidement

« L’autokeskekoi? ». Eh oui, l’autodiscipline est un mot barbare inventé probablement par un japonais (pas de cliché, ce sont nos maîtres !) et qui doit être vu comme une bible pour tout nouvel apprenant en espagnol ! Alors, qu’est ce que c’est, comment l’atteindre ? Je vous dis tout.

Qu’est ce que l’autodiscipline ?

Ou plutôt, qu’est ce que ça n’est pas ! L’autodiscipline est l’antithèse de la procrastination, du je reporte au lendemain, du manque d’organisation ! L’autodiscipline vous aidera à tenir vos engagements, et en ce qui nous concerne à atteindre votre objectif d’apprendre l’espagnol. On en a déjà vu quelques facettes mais la piqûre de rappel va vous faire du bien. L’autodiscipline vous aide au calme intérieur, à la méditation, à la CONCENTRATION… Elle vous permet de concentrer vos efforts, votre énergie et votre esprit sur votre objectif, jusqu’à ce qu’il soit atteint !

On peut définir l’autodiscipline comme la discipline qu’un individu s’impose à lui-même. Pour suivre cette discipline personnelle, on se crée de nouvelles habitudes, des actions journalières, en vue de s’améliorer et d’atteindre les buts que l’on s’est fixés. Et finalement, plus votre motivation est forte, plus votre RAISON est FORTE, plus vous aurez de succès à vous y tenir. L’autodiscipline, c’est en quelque sorte votre force intérieure qui transpire dans vos habitudes de tous les jours.

Si vous êtes autodiscipliné.e, vous verrez votre estime de soi augmenter, vous serez enthousiaste et optimiste, vous ne vous laisserez pas abattre ou décourager. Vous deviendrez inspirant. Donc la question est maintenant : comment faire ? Comment atteindre l’autodiscipline ?

La discipline, tôt ou tard, surpasse l’intelligence.

Yokoï kenji

L’autodiscipline dans des petits gestes de tous les jours

Nous allons voir que la discipline est atteignable par de petits gestes, de petites habitudes. Je voudrais vous parler de la légende du colibri. J’adore cette légende, qui est probablement africaine à l’origine, car elle démontre que parfois, en faisant le plus petit geste, on n’est pas compris, on n’est pas pris au sérieux par les autres. Par la société. Et pourtant, si tout le monde fait ce geste, alors la société s’en trouve améliorée. Dans le cas de l’autodiscipline, ce geste porte ses fruits EN VOUS, et n’est donc pas visible immédiatement aux yeux des autres. Mais VOUS, vous verrez la différence.

Il est vrai que c’est en initiant les plus petites actions que l’on amorce de grands changements

pierre rabhi

La légende du colibri

Notre histoire commence dans l’immense forêt d’Amazonie, quelque part au détour d’un fleuve. Dans cette nature sauvage, vit une foule d’animaux, insectes, mammifères, oiseaux rivalisent de formes et de couleurs. Confortablement installé sur un grosse branche, Jaguar observe. Avec Anakonda, l’énorme serpent, c’est le maître des lieux.
Dans les eaux sales ou dans les branches, il est respecté de tous pour son habilité et son courage. Autour de lui, s’activent ses compagnons de la forêt : Tamanoir cherche des fourmis pour son repas de midi, alors que le joyeux Koari croise Tatou, le solitaire, cuirassé comme un chevalier.
En haut dans les branches, entre lianes et feuillages, les oiseaux Toucan et Ara discutent. Pendant que Capucin fait le singe et réveil Paresseux de sa longue sieste. Un peu à l’écart près d’un ruisseau, il y a Colibri. Toute la journée, suspendu dans de longs vols immobiles, il est occupé à prendre avec son long bec, le nectar que lui offrent les plus belles fleurs de la forêt. Il est si petit et semble si agité que parfois les autres animaux se moquent de lui.
Dans la forêt, tout a l’air paisible mais dans le ciel de gros nuages noirs arrivent de l’horizon. Poussés par le vent, ils couvrent bientôt toute la forêt. Un terrible orage se prépare. Soudain, un éclair plus gros que tous les autres, s’abat sur un arbre mort. Foudroyé, coupé en deux, l’arbre prend aussitôt feu. Les flammes se multiplient et se répandent aux autres arbres, puis à la forêt provoquant un immense incendie. Tous les animaux terrifiés quittent la forêt et se réfugient dans une clairière au bord de l’eau. Isolés, médusés, ils observent le spectacle et assistent impuissants à la disparition de leur forêt Tous sauf le colibri !
Avec son bec, il prend quelques gouttes d’eau de la rivière et s’envole pour aller les verser dans les flammes. Puis, il revient à la rivière, prend de l’eau et repart encore et encore faisant des allers retour aussi vite qu’il le peut. Au bout d’un moment, Jaguar agacé de le voir ainsi s’agiter en vain lui dit : « Colibri tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces quelques gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? » Colibri suspend son vol un instant, les regarde tous et répond : » je sais bien que je n’y arriverai pas tout seul mais je fais ma part. »Sans plus attendre, il repart vers les flammes. Les animaux se regardent étonnés.
C’est Toucan qui le premier dit : « j’y vais aussi. J’ai un grand bec et je sais voler ». Puis Ara s’écrie : « attends je viens avec toi ». Finalement, prenant un peu d’eau dans leur bec, dans leur museau, dans leurs pattes tous les animaux s’élancent vers l’incendie.
L’histoire ne dit pas s’ils ont réussi ; mais depuis ce jour, quelque chose a changé et les animaux se sentent unis par une force nouvelle. Et plus aucun d’eux ne se moquent de la petite taille du Colibri

Identifier vos freins et vos motivations

Pour cela j’ai une méthode assez simple bien que très « scolaire » qui vous conviendra parfaitement. En espagnol on l’appelle le « FODA ». C’est un tableau qui recense les Fortalezas, Oportunidades, Debilidades y Amenazas, autrement dit les Forces, Opportunités, Faiblesses, et Menaces. On met en place le FODA dans le cadre d’un projet en général (ici apprendre l’espagnol est votre projet, vous devez aussi définir votre Objectif, souvenez-vous). Mais dans notre cas on peut l’appliquer très simplement à votre personnalité, votre manière de réagir aux événements, ce qui est susceptible de vous décourager par exemple. Voici ce que vous devez mettre dans ce tableau.

Dans chaque pétale de la fleur, vous remplissez vos : Forces, Opportunités, Faiblesses et Menaces

Forces : c’est ce qui fait que vous êtes motivé. On pourrait mettre dans cette case votre raison forte, mais aussi vos forces de caractère. Vous devez mettre dans cette case ce qui vous sert de carburant (on en a déjà parlé, je vous conseille de (re)lire l’article sur la raison forte), ce qui vous tient à coeur.

Opportunités : c’est tout ce qui n’est pas personnel. Toutes les « opportunités » externes que vous pouvez saisir. Pour l’apprentissage de l’espagnol, ça peut être des opportunités de pratiquer la langue : vous connaissez un hispanophone, vous avez une épicerie ou un restaurant espagnol dans la ville, etc. Vous pouvez aussi recenser ici les supports que vous avez à disposition.

Faiblesses : ce sont vos points faibles. Ce qui fait que vous vous découragez vite. Vos traits de caractère qui vont défavoriser le projet que vous avez en tête (apprendre l’espagnol). Par exemple un manque d’organisation, un manque de sérieux, un manque de concentration, etc.

Menaces : ce sont les éléments extérieurs qui peuvent jouer en votre défaveur. Par exemple le manque de temps, la présence d’enfants à la maison, notez tous les événements qui peuvent vous éloigner de la routine que vous souhaitez vous fixer (30 minutes d’espagnol par jour par exemple). Mentalement, vous devez trouver des CONTRES, des parades à ces événements menaçants.

Définissez vos objectifs SMART

On en a déjà parlé dans les premiers articles de la série, donc je vous le résume brièvement ici. Pour que vos objectifs soient atteignables, vous ne pouvez pas simplement dire « je veux apprendre l’espagnol ». C’est trop flou et ça manque de précisions. Vous devez suivre les 5 lettres de l’anagramme SMART pour définir un objectif qui soit :

Spécifique : votre objectif doit être précis. Au lieu de « apprendre l’espagnol », définissez « apprendre l’espagnol en travaillant 30 minutes par jour à l’aide d’un livre de grammaire et de podcasts en ligne » par exemple. L’objectif doit garder sa simplicité mais gagner en précision.

Mesurable : vous devez pouvoir mesurer vos progrès. Faites donc des étapes intermédiaires et définissez des indicateurs clés. « apprendre 200 mots de vocabulaire par semaine » sera plus efficace que « étoffer mon vocabulaire ».

Atteignable : Vous n’arriverez pas à atteindre votre objectif si vous décidez de faire 3h d’espagnol par semaine en plus de vos 35h et de la gestion de la maison, des lessives et des enfants. Vous courez au burnout.

Réaliste : Votre objectif doit être ambitieux, mais réaliste. Vous ne pourrez pas apprendre l’espagnol en 15 jours par exemple. Et vous devez prendre en compte vos propres compétences.

Temporellement défini : vous devez avoir une dead line, une date limite à laquelle vous pouvez déterminer si l’objectif est atteint ou non. Dans notre exemple « apprendre l’espagnol » ne définit pas en combien de temps. Suivant le temps que vous y consacrez et le niveau que vous souhaitez attendre, vous pourrez définir la composante temporelle : en 3 mois, 6 mois, 9 mois. Si au bout du temps écoulé vous n’avez pas atteint l’objectif, ce n’est pas grave, vous devrez simplement redéfinir la date !

Le chemin à parcourir : itinéraire de l’autodiscipline

Pour organiser une randonnée, vous ne fixez pas seulement le nom du sommet ou la ville d’arrivée. Vous définissez l’itinéraire précis, le nombre d’heures de marche, le dénivelé que vous allez parcourir, les points intermédiaire par lesquels vous allez passer.

Dans notre cas et pour notre aventure, apprendre l’espagnol, vous devez faire pareil. On en a parlé dans l’article sur l’autofélicitation. Les étapes intermédiaires permettent de se fixer une routine claire et précise, et surtout de s’autoféliciter. Tout comme vous serez content d’arriver à la moitié du chemin durant votre randonnée de 30 jours (je parle d’expérience), même si vous avez mis un jour de plus que prévu. Vous serez heureux de vous rendre compte que vos conversations sont plus fluides, que vous tenez 15 minutes de conversations sans blancs alors qu’au début deux minutes vous semblaient interminables.

Donc définissez les étapes intermédiaires. Puis autofélicitez-vous quand vous les atteignez ! Suivre vos progrès est essentiel à l’autodiscipline car ça vous permet d’évaluer la marge de progression accomplie et celle qui reste à accomplir. Mais l’auto-félicitation, c’est VITAL pour votre estime de soi et pour votre motivation. Fixez vous une récompense (un bon bain chaud, un verre de vin, un bon café, un weekend en Espagne !) pour les gros objectifs intermédiaires que vous voulez atteindre. Et le tour est joué.

Mettez votre objectif en haut de votre to do list

la to do list por apprendre l'espagnol

Vous devez faire passer votre objectif avant tout ! Alors bien sûr votre vie ne se résume pas à l’apprentissage de l’espagnol… Mais la lecture du dernier Marc Lévy, ou le visionnage du dernier épisode de Vikings ou de Picky Blinders passera APRÈS désormais.

Pour être autodiscipliné, vous devez connaître parfaitement vos priorités. Si les enfants passeront TOUJOURS avant, le reste peut passer après. Attention, si la qualité de votre cuisine, votre entraînement de foot ou la propreté de la maison sont ESSENTIELS à votre bonheur et vous permettent d’avoir une meilleure concentration et une meilleure hygiène de vie, c’est à VOUS de le définir. Vous devez être parfaitement honnête au moment de définir vos priorités.

M’enfin, quand même. Si vous voulez VRAIMENT apprendre l’espagnol, alors ça doit rester dans votre top 5. Dans le top 3 c’est idéal. Pourquoi ? Parce que si votre liste d’activité est parfaitement structurée et organisée en fonction des activités à effectuer, alors vous n’aurez même plus à réfléchir à ce que vous devez faire. Vous le ferez naturellement, et sans vous laisser distraire par le reste… C’est ça être autodiscipliné !

Arrêtez de vous trouver des excuses

On le fait tous, c’est humain et je ne vous le reprocherai JAMAIS ! Mais vous allez voir, si vous mettez en place les quelques conseils précédents, vous aurez déjà BEAUCOUP moins d’occasions de vous trouver des excuses…

Si vous voulez vous lancer dans l’apprentissage de l’espagnol, n’attendez pas. Le simple fait de dire « je commencerai quand… » OUH LA LA. Déjà la phrase commence mal. On y va, c’est tout de suite et pas demain. Vous avez envie de le faire ? Alors c’est parti. Commencez par le début. Il y a une citation que j’aime beaucoup, qui dit :

Le meilleur moment pour planter un arbre c’était il y a 20 ans. Le deuxième moment c’est maintenant

proverbe africain

Le meilleur moment pour apprendre l’espagnol, c’était hier. Le deuxième meilleur moment, c’est aujourd’hui !

Faites des pauses pour avoir de l’autodiscipline… ou l’autodiscipline vous aura !

Maintenant que vous avez fixé les règles, tout est prêt pour commencer le jeu. Ou alors vous aviez déjà commencé et vous allez réajuster la manière de faire pour que votre apprentissage soit plus efficace. Mais ATTENTION ! Ça ne veut pas dire qu’il n’y aura pas d’imprévu, de jours où vous n’avez pas le temps parce que vous n’y arrivez pas, de moments où vous aurez besoin de souffler. Dans l’idéal, ces moments doivent déjà faire partie du chemin que vous vous êtes tracé.

Comme un randonneur (oui vous l’aurez compris, j’adore cette métaphore ^^) ne peut par marcher 9h sans faire de pause ou sans boire, VOUS ne pouvez pas non plus passer 3 mois (ou plus !) à consacrer votre énergie à l’apprentissage de l’espagnol, sans faire de pause. Donc programmez les ! Dès aujourd’hui, EN PLUS des weekends, programmez-vous une semaine de pause toutes les 6 ou 7 semaines. Comme les enfants ont des vacances scolaires, vous aussi faites des pauses dans votre apprentissage. Des pauses complètes, ou des pauses partielles suivant si vous en avez vraiment ras le bol ou pas. Partielles, c’est par exemple que vous ne suivez plus les leçons, mais que vous continuez à regarder votre série en espagnol.

Maintenant vous avez toutes les clés en main pour être discipliné.e dans votre apprentissage. Allez, c’est l’heure de mettre la main à la pâte !

Alors dites moi ce que vous allez faire dès aujourd’hui, pour vous autodiscipliner. On se retrouve dans les commentaires !

Abrazos, Tamara.

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